Le Blog de MAGAS

12 juin 2009

FEMMES NOIRES , FEMMES AFRICAINES

O! FEMMES NOIRES , O! FEMMES D'AFRIQUE

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Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

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Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

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A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains

de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.

Extrait de
" Oeuvres Poétiques"
Le Seuil
                   

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Hommage à la femme africaine dans l’esprit et avec la belle plume de feu Léopold Sedar Senghor

A travers cette pensée poétique je rends hommage à ma mère et toutes les femmes du monde.

        Femmes d’Afrique, femmes du monde.

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25 novembre 2008

Au siècle des Lumières

Au siècle des Lumières

J'admire le courage de ces savants philosophes qui, en cette période de l'histoire de France, ont osé se manifester, en une époque de forte censure! Et j'en suis sûr, ceci a marqué un tournant dans l'histoire de la France!

Mais je trouve avec le regret que la langue de ces Grands philosophes est utilisée de nos jours avec un manque total d'esthétique.

Eh oui , c'est l'époque des SMS , le VERLAN ......

Poue cette noble raison je consacre une forte pensée AU SIECLE DES LUMIERES.

LES PHILOSOPHES

diderot

Diderot, Denis (1713-1784), philosophe et écrivain français, le maître d’œuvre de l’Encyclopédie et l’un des principaux représentants de l’esprit des Lumières.

Diderot est un auteur aux talents multiples. Toujours audacieuse (il se prête avec bravoure à cette sorte de "bataille encyclopédique"), son œuvre touche à tous les genres et se développe dans différents domaines : la science, la philosophie et l’esthétique. Surtout admiré en son temps comme directeur de l’Encyclopédie, il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains les plus novateurs du siècle des Lumières. Il en incarne l’esprit par son matérialisme athée, par sa volonté de dénoncer les préjugés et par sa confiance en la raison.

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Rousseau, Jean-Jacques (1712-1778), écrivain et philosophe genevois de langue française, auteur des Confessions, qui fut l'une des principales figures du siècle des Lumières. L'ensemble de son oeuvre, fondée sur la recherche d'une harmonie avec les hommes, exprime une critique des fondements de la société corruptrice.

voltaireFrançois Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), homme de lettres et philosophe français, auteur notamment d'essais historiques et de contes philosophiques, qui témoignent de son souci de vérité, et de tolérance, mais aussi de campagnes en faveur des victimes des erreurs judiciaires

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Montesquieu, Charles de Secondat, baron de (1689-1755), homme de lettres et philosophe français, qui fut notamment l'auteur des Lettres persanes et De l'esprit des lois. Il inspira la constitution de 1791 et fut à l'origine des doctrines constitutionnelles libérales, qui reposent sur la séparation des pouvoirs.

d_alembertAlembert, Jean Le Rond d' (1717-1783), philosophe rationaliste, physicien et mathématicien français, principal auteur et animateur, avec Denis Diderot, de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772).Défenseur de la tolérance, il expose dans son discours préliminaire de l'encyclopédie l'esprit scientifique qui présidait à l'oeuvre entreprise                                              

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07 août 2008

notes

Note:

1.     Nounkounkan : Village de

la Haute Guinée

, dans la préfecture de Siguiri, situé à

621 km

de  Conakry.

 

2.     Siguiri : Ville de

la Haute Guinée

 en Guinée.

 

3.     Nounkoun : Nom attribué à la mare située à l’Est de Nounkounkan

 

4.     Mandéka : Natif de l’empire mandingue

5.     Mandén : Empire du Mandingue

 

6.     Kouroukanfoua : Lieu de rencontre des chefs de guerre et de tribu.

 

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NOUNKOUNKAN , la terre des mes ancêtres

                   

           NOUNKOUNKAN  village des mes ancêtres MAGASSOUBA)

HISTORIQUE

L’histoire africaine nous rappelle de l’effondrement au 13ème siècle de l’empire Sosso du puissant roi  Soumaoro KANTE de la caste des forgeons par suite de la victoire du chef de guerre du Mandénka  Magan Soundiata KEITA, devenu alors roi de l’empire du Mandé.

 

Certes, pour avoir réussi à cette guerre et conservé le pouvoir, Soundiata KEITA avait à ses côtés plusieurs chefs de guerre tels que Fakoli KOUROUMA (l’ancêtre des DOUMBOUYA), Mankandian MAGASSOUBA (l’ancêtre des MAGASSOUBA de Kolonkalan) et bien d’autres …

C’est ainsi que Soundiata va s’installer à Niani capitale du Mandén5 libre. Il va tout de suite convoquer la charte de Kouroukanfoua où tous les chefs de tribus ont adopté la nouvelle constitution de l’empire.

 

La guerre terminée, Mankandian va entreprendre un voyage intrépide vers le sud du Mandén où il s’installa à Norakoro (P. de Siguiri). Avec l’ambition d’occuper les terres pour ses aïeux, il mènera la guerre à tous les chefs Bambaras qui étaient déjà dans la région. La victoire obtenue Mankandian bâtira la nouvelle région Kolonkalan au 13ème siècle.

Vers le 15ème siècle, Kouyafing Kossayan MAGASSOUBA, un des petits fils de Mankandian fonda le village de Gbènkorokoura du côté gauche du fleuve Niger. Ce village situé à

200 mètres

à l’Ouest de la mare Nounkoun finira par adopter plus tard une nouvelle appellation Nounkounkan (c’est à dire au bord de la mare Nounkoun).

Si Gbènkorokoura devient Nounkounkan, c’est tout simplement parce que la mare devenait progressivement un grand site rituel où tous les villages d’alors fondés à  Kolonkalan continuaient jusqu’à maintenant à se rencontrer une fois par an pour  non seulement pêcher, mais gérer d’autres problèmes coutumiers (condoléances, mariages, retrouvailles etc…) de la vie des habitants de la région.

Contrairement aux cérémonies traditionnelles de la pêche de certaines  mares en Haute Guinée (mare de Baro dans la préfecture de Kouroussa), il n’existe aucun mite de génie ou de sacrifice autour de la mare de Nounkoun. Elle permet chaque année de regrouper tous les fils du terroir et des personnes désireuses d’assister aux cérémonies de sa pêche afin de vivre et faire connaissance de la culture de leurs ancêtres.

 

Nounkoun est une mare naturelle qui se pêche collectivement un dimanche, une fois par an et en période d’étiage c’est à dire à la fin de  la saison sèche.

La date, décidée par le Doyen (Sotikèmö) de Nounkounkan assisté d’un représentant de la famille DOUMBOUYA, de son conseiller et d’autres notables du village, est annoncée un mois à l’avance pour permettre à tous et à chacun d’être en possession de la nouvelle et de s’y apprêter. Tous ceux désireux de pêcher se préparent conséquemment avec des engins de pêche appropriés pour assister à cette grandiose fête.

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                                           LES CHANTS DJANDJON ET DOUGA

                                          chez les Malindingues

Dans l’Egypte ancienne, celle des Pharaons, et plus près de nous dans nos vieilles sociétés recréées, l’hyène et l’aigle recevaient un culte particulier. Ils étaient considérés comme animaux sacrés. Dans la confrérie des chasseurs, de nombreuses chansons se rapportaient à ces deux bêtes carnivores. Elles symbolisaient la connaissance occulte, la patience, et l’infaillibilité.

C’est pourquoi aujourd’hui encore, certaines personnes sont prénommées Kardigué (aigle en soninké), Douga (aigle en milieu bamanan), Siriman (aigle impérial), Nama (hyène), Djaba (hyène blanche de Mama Dinga, ancêtre présumé des Soninké et nom d’une grande prêtresse), Djatourou (hyène noire de Dinga), Fakoli (aigle chasseur). Après ce rappel, nous parlerons de l’aigle et de deux chants que ce grand rapace et l’hyène ont inspiré dans le passé : Djandjon et Douga. Ces deux hymnes datent d’une période reculée correspondant au moment où seuls les Kakolo (Kagolo ou encore Kagoro) habitaient le Ouagadou primitif ou Kagorotan. Etaient Kakolo les Fofana, Camara, Kamissoko, Bagayogo, Doumbia, Djité, Sinayogo, Kanté, Kamité, Dagnon, Konaté, Kamaté, Kanouté, Kouaté.

C’était avant l’arrivée des Soninké au Diafounou, sous le commandement du patriarche Dinga (Dinga Khôrè) et de son chef de troupe Garabara Diané ou Diadiané. On chantait Douga et Djandjon avant la conquête du pays des Kakolo par Diabé Cissé, fils de Dinga, et premier roi du Ouagadou, de l’ère soninké. Ces deux chants existaient quand le transfert des populations primitives du Ouagadou vers le Mandé n’avait pas encore eu lieu. En vérité le Mandé a hérité de Djandjon et Douga.

Pourtant, quand on joue maintenant Djandjon, tout le monde pense à Fakoli Doumbia, le terrible Djandjon Koli, dont le rôle a été décisif dans la victoire sur Sosso Bali Soumaoro, l’invincible. Mais contrairement à ce qu’on prétend généralement, Djandjon n’a pas été chanté pour la première fois en son honneur. Ce grand Général a vécu au treizième siècle. Aussi, nous ne parlerons pas des transformations apportées dans cet hymne des chasseurs anciens par les griots d’aujourd’hui, chercheurs d’argent et de bien-être matériel.

Mais il est clair que dans Djandjon, tel qu’il avait été conçu à l’origine, aucune allusion n’avait été faite à Fakoli Doumbia, puisqu’il n’était pas encore né. Le Fakoli dont il est question dans cette chanson, c’est l’aigle chasseur, oiseau mythique, ancêtre totémique des Boula, et non Fakoli Kourouma. (Les Boula constituaient les cinq familles royales du Ouagadou avant l’installation dans ce pays des Soninké venus d’Assouan en Egypte. C’étaient les Camara, Kamissoko, Bagayogo, Sinayogo, Dagnon, Doumbia. Cette dernière famille compte aussi les Sissoko et les Kourouma). Donc Fakoli, l’aigle incarnait la témérité des Boula, leur grande patience et leur incomparable adresse à la chasse. Et Djandjon était leur épopée. C’était la devise la plus ancienne, l’hymne qui leur était dédié avant l’avènement de Diabé Cissé, les Boula furent rois au Ouagadou et plus tard, forgerons et métallurgistes (ce qui était une position privilégiée).

C’est pourquoi ils portent le surnom tant exalté par les griots, sora ou tortue naine, symbole de la forge. Aujourd’hui, la tendance actuelle fait croire que Djandjon est le patrimoine des seuls Doumbia. A cela nous répondrons que déjà au Ouagadou, les Camara étaient les aînés de l’ensemble des Boula, avant même la constitution des empires du Mali (Mandé) et de Ghana (Ouagadou). Pour cette raison, Niani Massa Kara Camara s’attribuait cette devise des chasseurs Kakolo anciens. Depuis sa désertion de l’armée Sosso et son installation à Dakadiala, Fakoli entendait mettre un terme à cette prétention du vieux roi de Nianiba. Entre lui et cet homme naquit et grandit une farouche rivalité (Fakoli le tuera dans son bain).

Les griots entretenaient et creusaient cette situation en laissant croire tantôt à l’un, tantôt à l’autre que cet hymne des braves a été exclusivement consacré à ses aïeux et que par conséquent, il restait son seul apanage. Il n’était donc pas question pour aucun d’eux de partager avec un autre l’honneur du Djandjon-don, la danse du Djandjon. Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que cet air des fiers guerriers kakolo a été dédié à d’autres personnages illustres, et bien avant Fakoli. Il fut joué pour Makantaga Djigui (Djigui le pèlerin de la Mecque). On le confond souvent avec Fakoli.

Ce Djigui appelé Laye Djigui ramena de la Mecque trois cent treize fétiches. Quand cet homme qui était lui aussi un Boula exécutait le Djandjon – don, Fakoli ne l’avait pas fait encore. Avant la fondation de l’empire soninké, Djandjon fut dédié à Mama Dinga, à cause de sa bravoure. C’était à Kérouané, nous dit Diarra Sylla. Bien plus tard, c’est dans cette même condition, en hommage à son courage et à son talent guerrier, que Fakoli reçut cette distinction et tous les honneurs qui l’accompagnaient. Devant le Mandé réuni, il dansa majestueusement Djandjon. Ce fut après tant d’autres braves guerriers. L’époque des chasseurs du Ouagadou était passée depuis longtemps. Djandjon, le vrai Djandjon disait ceci : « Fakoli kumba ani Fakoli daba, jumujan Koli », ce qui signifie « aigle chasseur à la grosse tête, aigle chasseur à la grande bouche, un très grand chasseur. »

Après avoir entonné Djandjon à la gloire de l’ensemble des Boula, les griots enchaînaient : « Bula ka mogolandi-Bula te fennadi-Bula te karaba ». « Le Boula est généreux et courtois, mais il n’a peur de rien. Et l’on ne force pas un Boula (quand il refuse) ». Actuellement Djandjon et Douga sont joués non pas pour la vertu, mais pour l’intérêt. On glorifie même le voleur, l’assassin ou autre malfaiteur en disant « il peut danser le Djandjon »…

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13 mai 2008

Les fétiches africains

fetiche_gbassa                                    fetiche_a_clou                                         fetiche_borofin 

piquet_fon_protection_551                                       queringb_                                                fetiche_komoro   

               Ci-dessus en image , est l'art de la metaphysique dans l'AFRIQUE PROFONDE où le pouvoir de la nuit traduit le sacré et le surnaturel.                                        

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Les Malinkés

Les Malinkés étaient l’ethnie dominante de l’Empire du Mali.

L’organisation sociale repose sur la famille élargie, patrilinéaire. La polygamie est une pratique courante. La société est hiérarchisée en trois niveaux : la noblesse, issue de la famille des Keïta, empereur du Mali; les gens de castes (forgerons, griots ou dyeli) ; et auparavant les esclaves.

Dans les villages malinkés, il existe des sociétés secrètes. Les chasseurs, qui portent un boubou auquel sont fixés différents grigris (cauris, morceau de miroir, griffes et dents de fauves) se regroupent dans les confréries des chasseurs.

La littérature orale, à travers les contes, est très développée. Il ne faut pas confondre avec les mythes, transmis par les griots dont le plus connu est l’épopée de Soundiata Keïta, le fondateur de l’Empire du Mali. Les griots ont un rôle important. Attachés à une famille ou de nos jours indépendants, les griots ont comme mission de conserver la mémoire du clan et de la retransmettre au cours des cérémonies. Ils servent aussi d’intermédiaires pour les mariages.

Les Malinkés parlent la langue malinké.

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26 février 2008

La Charte de Kouroukan Fouga

  1. « Toute vie est une vie »
  2. « Le tort demande réparation »
  3. « Pratique l'entraide »
  4. « Veille sur la patrie »
  5. « Ruine la servitude et la faim »
  6. « Que cessent les tourments de la guerre »
  7. « Chacun est libre de dire, de faire et de voir »

La charte de Kouroukan Fouga a été pour la première fois contée dans ses quarante quatre (44) articles à Kankan (République de Guinée) lors de l’atelier régional de concertation entre communicateurs et traditionalistes maninka tenu du 03 au 12 Mars 1998 -  (Texte sous réserve de modification car en cours de validation par un corps d’historiens)

 

LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA


Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.

I - DE L’ORGANISATION SOCIALE

Article 1er : La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.

Article 2 : Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.

Article 3 : Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.

Article 4 : La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

Article 5 : Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.

Article 6 : Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.

Article 7 : Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle.Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.

Article 8 : La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.

Article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.

Article 10 : Adressons-nous mutuellement les condoléances.

Article 11 : Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.

Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit.Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

Article 13 : N’offensez jamais les nyaras.

Article 14 : N’offensez jamais les femmes, nos mères.

Article 15 : Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.

Article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos Gouvernements.

Article 17 : Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.

Article 18 : Respectons le droit d’aînesse.

Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.

Article 20 : Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.

Article 21 : Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin, du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Article 22 : La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.

Article 23 : Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Article 24 : Ne faites jamais du tort au étrangers.

Article 25 : Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.

Article 26 : Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

Article 27 : La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques soit le nombre des candidats.

Article 28 : Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.

Article 29 : La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et mère.

Article 30 : Venons en aide à ceux qui en ont besoin.

II - DES BIENS

Article 31 : Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.

Article 32 : Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu’au bout de quatre ans.

Article 33 : La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.

Article 34 : Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

Article 35 : Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

Article 36 : Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

III - DE LA PRESERVATION DE LA NATURE

Article 37 : Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.

Article 38 : Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Article 39 : Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des  cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

IV - DISPOSITIONS FINALES 

Article 40 : Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

Article 41 : Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

Article 42 : Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.

Article 43 : Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et  médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes  les tribus en priorité avec la famille royale.

Article 44 : Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller  à leur application.

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08 février 2008

Le monde des GRIOTS " poumons du monde mandingue"

                                                          LE GRIOT

Le mot griot désigne en mandingue le djeli. Djeli, c’est le sang qui coule dans nos veines, une part de nous essentielle et omnisciente, comme les griots sont les yeux, les oreilles et la bouche de leur société.
En Afrique de l’Ouest, les griots ont perpétué la tradition orale pendant 4 000 ans. Dépositaires de la mémoire du passé, transmise de génération en génération, mais aussi des événements du temps présent, les griots tel que Mory Kanté ont hérité de l’histoire de l’empire du Mandé. Cet empire, à son apogée au XIIIe siècle pendant le règne de Soundiata Keita, s’étendait de l’océan Atlantique à la région de Goa.
Musiciens, poètes, conteurs et historiens, hérauts et diplomates, maîtres du verbe et maîtres de cérémonie, les griots sont les gardiens de la tradition orale. Durant leur initiation, ils apprennent auprès de leur famille la généalogie de familles s’étalant sur des siècles, les faits marquants de l’histoire, qu’ils accompagnent de leur instrument (kora, balafon, n’goni etc.) et de luanges.
Aujourd’hui, bien que la position sociale du griot ait diminué, ils restent des artistes à part entière. Leur présence lors des événements marquants de la vie quotidienne comme les mariages, les baptêmes ou les décès, est considérée comme nécessaire. Partie intégrante de la culture ouest-africaine contemporaine, les griots demeurent la mémoire et le miroir du peuple.
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griot1                        AH HA  LE GRIOT,

Les griots, gardiens de l’héritage de la communauté qu’ils se transmettent de père en fils oralement (faute d’écriture) sont présents dans les principales circonstances, de la vie
: circoncision, excision, mariage, funérailles,...
malgré l'islam et le christianisme.

                                                        Le Tombeau des Griots

C'est un lieu de sépulture,
le gîte final des musiciens, poètes, conteurs et dépositaires de la tradition orale que sont les griots.
C'est ici, dans le creux
d'un arbre monumental et millénaire que s'arrêtait le chemin ludique de leur vie.
En effet, les griots, sorte de caste, étaient inhumés avec bijoux et armes dans des baobabs et de petits garçons se disputaient le privilège de passer la dépouille drapée d'un tissu à l'intérieur de la cavité.
Vers les années 1960, les griots ne voulurent plus de
ce terminus et exigèrent d'être enterrés dans des cimetières comme tout le monde.
Malgré la réticence des vieux qui grommelaient qu'un griot au cimetière signifie pénurie de pluies, il en fut ainsi.
La sécheresse commença dans ces années-là

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un crapaud (batracien anoure).

              Biologie de Nectophrynoides occidentalis,
  rare cas de viviparité chez un crapaud (batracien anoure).

Ce  batracien est uniquement trouvé en Guinée, précisément dans le mont nimba. Le mont nimba est le plus haut de sommet de l’Afrique de l’ouest. Il culmine à 1752 m de hauteur.

Reproduction:
Par contact cloacal, le mâle transmet ses spermatozoïdes à la femelle, sans organe copulateur. Donne naissance à des petits, entre 2 et 16, tout formés, après une gestation d'environ 9 mois.

La période d'activité des Nectophrynoides occidentalis:
est limitée aux sept  mois que dure la saison des pluies, d'avril à octobre ; ils vivent alors  sous le couvert végétal formé de graminées, dans une atmosphère saturée d'humidité, à cause d'un brouillard pratiquement constant.
Durant la saison sèche , de novembre à fin mars , les herbes sont desséchées et le degré hygrométrique de l'air est très faible, les N. occidentalis  gagnent alors, à plusieurs centimètres au-dessous de la surface , des abris sous des pierres qui restent saturés d'humidité et y mènent une vie ralentie.

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