07 août 2008

NOUNKOUNKAN , la terre des mes ancêtres

                   

           NOUNKOUNKAN  village des mes ancêtres MAGASSOUBA)

HISTORIQUE

L’histoire africaine nous rappelle de l’effondrement au 13ème siècle de l’empire Sosso du puissant roi  Soumaoro KANTE de la caste des forgeons par suite de la victoire du chef de guerre du Mandénka  Magan Soundiata KEITA, devenu alors roi de l’empire du Mandé.

 

Certes, pour avoir réussi à cette guerre et conservé le pouvoir, Soundiata KEITA avait à ses côtés plusieurs chefs de guerre tels que Fakoli KOUROUMA (l’ancêtre des DOUMBOUYA), Mankandian MAGASSOUBA (l’ancêtre des MAGASSOUBA de Kolonkalan) et bien d’autres …

C’est ainsi que Soundiata va s’installer à Niani capitale du Mandén5 libre. Il va tout de suite convoquer la charte de Kouroukanfoua où tous les chefs de tribus ont adopté la nouvelle constitution de l’empire.

 

La guerre terminée, Mankandian va entreprendre un voyage intrépide vers le sud du Mandén où il s’installa à Norakoro (P. de Siguiri). Avec l’ambition d’occuper les terres pour ses aïeux, il mènera la guerre à tous les chefs Bambaras qui étaient déjà dans la région. La victoire obtenue Mankandian bâtira la nouvelle région Kolonkalan au 13ème siècle.

Vers le 15ème siècle, Kouyafing Kossayan MAGASSOUBA, un des petits fils de Mankandian fonda le village de Gbènkorokoura du côté gauche du fleuve Niger. Ce village situé à

200 mètres

à l’Ouest de la mare Nounkoun finira par adopter plus tard une nouvelle appellation Nounkounkan (c’est à dire au bord de la mare Nounkoun).

Si Gbènkorokoura devient Nounkounkan, c’est tout simplement parce que la mare devenait progressivement un grand site rituel où tous les villages d’alors fondés à  Kolonkalan continuaient jusqu’à maintenant à se rencontrer une fois par an pour  non seulement pêcher, mais gérer d’autres problèmes coutumiers (condoléances, mariages, retrouvailles etc…) de la vie des habitants de la région.

Contrairement aux cérémonies traditionnelles de la pêche de certaines  mares en Haute Guinée (mare de Baro dans la préfecture de Kouroussa), il n’existe aucun mite de génie ou de sacrifice autour de la mare de Nounkoun. Elle permet chaque année de regrouper tous les fils du terroir et des personnes désireuses d’assister aux cérémonies de sa pêche afin de vivre et faire connaissance de la culture de leurs ancêtres.

 

Nounkoun est une mare naturelle qui se pêche collectivement un dimanche, une fois par an et en période d’étiage c’est à dire à la fin de  la saison sèche.

La date, décidée par le Doyen (Sotikèmö) de Nounkounkan assisté d’un représentant de la famille DOUMBOUYA, de son conseiller et d’autres notables du village, est annoncée un mois à l’avance pour permettre à tous et à chacun d’être en possession de la nouvelle et de s’y apprêter. Tous ceux désireux de pêcher se préparent conséquemment avec des engins de pêche appropriés pour assister à cette grandiose fête.

Posté par tounkan à 15:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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